compagnie Hypathia

Voilà ça y est dans deux mois j’ouvre mon cours de théâtre avec la compagnie Hypathia en pleins centre de Paris…

Que de belles choses en perspective!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Théâtre et handicap, L’HISTOIRE DE FRANCOISE

Françoise est un petit bout de bonne femme, d’une cinquantaine d’année, des petits yeux qui vous fixent avec insistance au dessus de ses lunettes, toujours un petit sac plastique à la main , sa collection de bagues énormes et rutilantes. A chaque doigt aussi il y a une de ces bagues, et oui françoise est coquette, très coquette.Françoise aime les parfums, la musique, les couleurs…

Assise en salle de théâtre avec David, en discussion après un exercice, soudain Françoise s’est mise à parler toute seule, interrompus, nous l’écoutons. Françoise nous raconte une histoire, l’histoire du petit garçon et du théâtre. Face à nous, elle change de voix, fait entendre la petite voix du « petit garçon qui voulait s’en aller de scène mais ne peut  enlever son costume ». Nous écoutons toujours, émerveillé devant la fresque de françoise.  David me dira ensuite que cette histoire, Françoise la raconte tous les jours. Et bien c’est décidé, il faut imortaliser cette oeuvre de vie, c’est à la caméra que Françoise cette fois, va faire oeuvre….

Théâtre et handicap arrêt au 5 ème!

Premier cours avec Amina et une première crise avc la dénommée Patricia.

Donc comme une petite habitude qui se créee peu à peu, je vais chercher les participants au cours, Amina me fait un joli sourire, mais Patricia, -qui avait auparavent souhaité faire du théâtre…-se met à pousser des NON NON NON en courant dans tous les sens. C’est vrai que je l’avais déjà vu, se préciptant toujours, toujours émotionellement sur le corde raide. Et c’est un peu à corps défendant qu’elle va me suivre sous les conseils des moniteurs d’ateliers.  Les palettes, les palettes me répète t elle sans fin.

Voilà qui se présente bien….

Tout d ‘abord, elle se réfugie dans un coin, la tête détournée vers ses pieds, les signes sont clairs! Peu à peu je fais un travail d’ouvre boîte, me pliée en 4 pour qu’elle me vois.. Patricia est mal entendante ainsi que Amina, alors il s’agit qu’elle me voit parler, ce qui rend les choses bien plus difficiles. Et Amina attend, consciensieusement…

Patricia se laisse convaincre, fait des exercices, mais son coude blessé est un bel handicap, ou plutôt elle me le rapelle sans cesse, je me dis que peut être la douleur la tiraille et redouble de prudence.

Nous travaillons une petite heure puis Patricia se bloque à nouveau.

Mais déjà Patricia s’est posée un instant et cela me suffit, je la laisse retournée à ses chères palettes.

Amina n’a pas été oubliée, même si les crises de Patricia ont rendu la progression du cours difficile.

Nous voilà toutes les deux, nous allons travailler une heure durant sur l’expressivité du corps. Amina s’amuse de plus en plus, elle mime ses matins, depuis les réveil brutal jusqu’au clefs qui ont du mal à rentrer dans la cerrure.. A chaque fois, je lui écris sur mon cahier les conseils que je veux lui donner, nous arrivons à nous comprendre..Elle gagne peu à peu en précision, en vie…

petites bouilles de Manon….

photo013.jpg photo011.jpg photo014.jpg

DU d’art thérapie

Bonjour,

Je viens d’envoyer mon dossier pour m’inscrire au DU d’art thérapie de l’université Descartes à Paris. 

Est ce qu’ il y aurait, parmi vous, des personnes connaissant ce diplôme ou l’ayant déjà passé? Cela me serait très précieux d’en connaître un peu plus sur leur formation. Ils demandent un dossier très complet sur notre parcours, j’espère faire parti des heureux élus….Toujours la même rengaine, peu de place pour beaucoup de demandes…. 

Sinon est ce que quelqu’un aurait entendu parlé de l’INECAT qui est une école à Paris s’interessant également à l’art thérapie….

Je suis ouverte à toute remarques et informations .. 

A bientôt

Manon

théâtre et handicap Au 4ème temps de la valse….

Fin d’une campagne importante d’envoi au CAT…

Aujourd’hui ce n’est plus deux élèves mais 30 à voir….Ils sont tous là, impatients, l’animation a repris de plus belle dans les ateliers, chacun s’affaire, trie, plie, ordonne, compte…

Les têtes se tournent: « je viens aujourd’hui, moi, avec toi?  » Et de plus belle, « tu te souviens on a dit qu’on se verrait….. » L’attrait de la nouveauté me disent certains. Moi, je surfe sur la vague, je  distille aux oreilles attentives des petits mots de théâtre….

Journée de relaxation, d’un groupe à l’autre, je raconte des histoires, ni jamais les mêmes, ni tout à fait différentes. A force de me battre, à coup de respiration, contre les tensions des élèves, je m’hypnotise presque moi même, RE LA XEE, vous dis je! de la pointe de cheveux jusqu’au plus petit orteil! 

Vient ensuite le groupe véritablement théatre, et enfin le jeu va prendre forme.  On est là, pour oser l’éclat, se surprendre…Quel délice! Une bien belle énergie commune.

D’abord, il y a Nadège, haute comme trois pomme, qui ne parle quasiment pas mais qui évoque, au moindre de ses gestes, ses frémissements. Assise sur une chaise, elle toise le géant Sébastien, une reine sur son trône, véritablement. Elle ordonne et ses borborygmes emplissent la pièce avec une intensité presque incantatoire.

Lui, le grand Sébastien, tout ébobi se rapetisserait s’il le pouvait encore.  Sa grandeur n’a d’égale que sa douceur..

La colère de Pierre Yves, l’homme qui connait son monde, semble empli de déceptions…

Katia, à son tour, baisse la tête, joint ses index, concentration du lutteur…. Sa voix sort mais s’amenuise vite: quel effort que de sortir de soi!

Des images ont vu jour: un papillon a décidé d’élire domicile sur le nez des participants…..

(A SUIVRE)

Théâtre et handicap troisième clap

Mikaël et Christopher ont essuyé les plâtres des cours vocaux et corporels.

Tout deux, attentifs pleins d’envies, Mikaël ponctuant chacune de mes interventions d’un « Bé oui! » convaincu.

Je devenais l’évidence faite professeur, quelque chose du « comment n’y ai je pas penser plutôt! ».

Et Christopher, souriant, qui venait faire « un essai », d’une concentration rare.

Que faire devant tant de bonne volonté? Se laisser porter…. Face à des élèves comme cela, tout professeur deviendrait génial, il n’y a pas grand chose à faire, proposer et eux, font feux de tout bois…. Rien à dire, juste du plaisir.

La fin de la journée fut un grain mouvementée, pour la néophyte que je suis. A la sortie tout le monde est  réunis, attendant, qui le car, qui le taxi, qui prenant sa voiture… -Jean Emmanuel, la musique à fond dans sa voiture rutilante, bleu électric-, les esprits s’échauffent, les cris fusent.

Notre grand Gregory, hors de lui, se rue sur un autre, insultes, hurlements. Plus trop de sourire au coin des lèvres….Ramené à l’ordre, il tente encore de donner de la voix.

Je me retourne, d’une voiture, des menaces fusent, colère froide, effrayante qui tombe sur celui qui, d’un air contrit regarde ses chaussures…

Et oui, voilà, on m’avait prévenu, les fureurs fracassantes explosent comme partout ailleurs.

Grandeur et décadence des relations humaine….

Théâtre et handicap deuxième jour

Et hop, 5 heure du mat’, me voilà repartie. Au programme aujourd’hui, organiser les plannings! Un bien beau casse tête car tous ces messieurs et dames travaillent et pas qu’un peu!

L’après midi est dévolu à un premier cours de 7 personnes,  au programme, relaxation. Allongés mollement sur le sol pour certain (je dis mollement car les garçons, les plus ventrus de la troupe, ont choisis les tapis les plus moelleux alors que les filles, toute aussi minssounettes les unes que les autres se voient, par hasard, attribuer les tapis-feuille de cigare. Ah! les hommes s’ils devaient changer, on ne les reconnaitrait pas…)

Me voilà, leur sussurant des histoires de sable chaud, de ciel bleu, d’herbe verdoyante, d’oiseau que l’on entend au loin…. Alors que le camion du centre bruite gentiment tous nos ébats sensoriels. Les rires vont bon train… difficile de canaliser toutes ces énergies alors que les éléments sont contre nous…. Mais on s’accroche,  je dois appeler à la rescousse tous mes talents les plus cachés d’ensorceleuse pour revenir à notre plage sillonée par de beaux camions rutilants qui parfois, ô miracle se mettent à voler comme des oiseaux!

Le réveil se fait, ensuite, peu à peu, mais Ingrid ne semble plus vouloir bouger.

Il s’agit de ne brusquer personne, si le réveil des uns est plus  lent que celui des autres, acceptons cette différence. Les autres, en rond tentent de rappeler à eux les sensations ressenties. Il est décidé que décidément ce camion avait dû être rouge! Force d’éclats de rires: je suis zen maintenant, madame, dira le clown de la bande, gentiment moqueur mais les yeux encore remplis de sommeil.

Ingrid, dans son coin semble s’être mise à pleurer à chaudes larmes. Qui dit relaxation dit relachement émotionel, je vais la voir, je lui parle doucement, bien doucement, elle entend et continue à pleurer silencieusement..

« Pleurer c’est laver les fenêtre de l’âme » me disait souvent mon vieux professeur d’art dramatique….

Le cours se poursuit nous parlons de respiration, toujours et encore, de voix, d’articulation, mais au fond, je vois cette petite forme recroquevillée qui pleure de tout son saoul.

Pause café, Ingrid, honteuse, s’enfuit rapidement à la cafétariat. 

Nous la retouvons au retour….allègée, pimpante. Elle, qui ne communique pas ou très peu, semble faire des efforts incroyables pour parler, son corps tiré vers l’avant.

Quelques mots, comme une belle victoire, sortent.. Un éclatement de vie…

Merci Ingrid.

(A suivre…)

handicap et théâtre, la vie, concentrée, multiple et belle….

Et voilà première journée de théâtre dans un centre d’aide par le travail

Après une première minute d’étonnement, me voilà dans le bain.

Des émotions à fleur de peau, des refus -peu- des envies, des demandes -beaucoup-…

Il y a la voix de Gregory, tonitruante qui refuse tout, avec un sourire en coin, et qui, toujours l’air amusé, nous parle des brimades de son amoureuse. Et  repart aussi sec,  du haut de son pas d’arpenteur, pour de nouvelles aventures…

Il y a Marie Claude, impressionante, renommée pour son caractère de cochon, qui est toujours entre l’effondrement et la course, entre rire et larme, qui me regarde avidement, des mots au bord des lèvres qui ne sortent jamais ….

Il y a Pierre Yves, qui me sert la main, cérémonieusement,  chef d’entreprise qui connait son monde. Il décide sur le champ, de me représenter, se saisissant d’un autre travailleur, le dernier spectacle auquel il avait participé. Sa précision est étonnante, rare, mais ses mots comme des oiseaux s’envolent souvent et ne se laissent plus attraper. Il semble en lutte constante entre son désir de contrôle et ses abandons.

Il y a aussi Eric, qui a un sens de l’humour extrèmement attachant, passioné de musique, de caméra, qui, la tête penchée et le sourire toujours immense, refuse le théâtre, mais une future colaboration technique est en marche….

Il y a ceux qui parlent beaucoup, qui m’interpellent de loin, et qui font fleurir les bonjour à répétition,

ceux qui  regardent, du coin d’un oeil incroyablement curieux, cette  madame Manon.

Le « on va faire du théâtre » est sur la plupart des bouches ou sur les mains qui s’agitent.

Moi, je me sens un peu petite, face à ces désirs énormes mais, que dire des futurs possibles?

Les promesses sont magnifiques car la vie est là, concentrée, multiple et belle…..

(A SUIVRE…)

 

ICI LONDRES ICI LONDRES

LE NAIN EST DANS LE JARDIN!!!

12


le ranch huha |
le sens du non sens |
CreatiVideo. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | EnJoY
| Automne 2085 Un parcours ma...
| le blog de luc monin